Tout sur l’isolation thermique des combles

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L’isolation des combles est souvent la priorité dans la rénovation thermique d’une maison ancienne, et à juste titre puisqu’il s’agit de la principale perte de chaleur. Quelle technique plébisciter ? Quel budget prévoir ? Vous saurez tout sur l’isolation thermique des combles.

L’isolation des combles perdus

Quelle technique choisir pour réussir ses travaux d’isolation : de la laine à dérouler ou de la laine à souffler ?

Pour des combles perdus, une des techniques plébiscitées est le soufflage de cellulose. Rapide, ce type d’isolation est un peu simpliste, mais présente un bon rapport qualité-prix. L’autre technique est la laine à dérouler, pour de l’isolant en rouleaux qu’on peut poser en simple ou en double couche. Tout dépend du niveau de résistance thermique annoncé. Avec une résistance au moins égale à R=8m2.K/W une seule couche sera suffisante. La laine de verre est très répandue, avec un niveau de performances intéressant rapporté à son prix. Son seul inconvénient est la poussière générée.

Les différents matériaux pour l’isolation

Si les isolants les plus classiques sont la laine de roche et la laine de verre, les matériaux plus écologiques sont de plus en plus recherchés avec de la fibre de bois, de la laine de mouton ou encore du chanvre. La réduction de la consommation de chauffage et donc des émissions de CO2 s’accompagne ainsi du choix de matériaux écologiques et durables, ce qui est parfaitement cohérent.

Il s’agit souvent d’une démarche dictée par ses convictions, et non pas par la recherche du meilleur rapport prix-prestations.

En profiter pour aménager les combles

Quitte à réaliser des travaux d’isolation des combles, pourquoi ne pas les combiner avec un aménagement des combles ?

Première chose à vérifier avant de se lancer dans un tel projet : la portance du plancher. Il n’est pas forcément conçu pour accueillir une pièce habitable. Deuxième chose à ne pas négliger même si le projet d’aménagement ne sera réalisé que plus tard : les fenêtres de toit. Il est impératif de mettre en place les fenêtres façon velux avant d’isoler.

Au lieu de souffler de la cellulose, l’isolation devra être réalisée au niveau des pentes sous toit.

En général, deux couches d’isolants seront nécessaires pour une charpente traditionnelle. Une première couche sera posée entre les chevrons, dont l’épaisseur limitera les possibilités. Une deuxième couche posée entre les pannes complétera le dispositif, et pourra aussi s’accompagner d’un pare-vapeur.

Un pare-vapeur pour l’isolation

Parmi les évolutions techniques dans le domaine de l’isolation, le pare-vapeur en est une notable. Cette membrane a pour utilité d’éviter le passage de vapeur d’eau dans les parois de la maison. Le pare-vapeur se pose du côté habitation, là où le mur est chauffé. Il est placé entre les matériaux isolants et le revêtement intérieur, comme le placoplâtre.

Auparavant, l’objectif était donc de limiter les risques de moisissure. Mais dans le domaine de la construction neuve, le pare-vapeur peut aussi faire office de membrane d’étanchéité à l’air. Celle-ci est obligatoire avec les normes R2012.

Dans le cadre de travaux d’aménagement de combles, on peut opter pour un écran de sous-toiture dit HPV pour haute perméabilité à la vapeur d’eau. La pose est technique, car il faut assurer une continuité et une réelle étanchéité. Cet écran va protéger le bâti contre les infiltrations d’eau indésirables, et se situe alors entre la couverture et les chevrons.

Le prix de l’isolation thermique des combles

Le budget d’isolation des combles est très différent selon la configuration : les combles perdus reviennent beaucoup moins cher que des combles aménageables. Pour des combles perdus, il faut compter une moyenne de 20 euros du mètre carré, sachant qu’on isole le plancher. L’isolation thermique des combles aménageables revient nettement plus cher, avec un coût de 60 euros du mètre carré relatif à la complexité de la mise en œuvre.

Les aides financières pour l’isolation thermique des combles

Qui dit isolation dit économies d’énergie, mais pas uniquement. Ces travaux se rentabilisent aussi en profitant des aides financières de l’état. Le crédit d’impôt développement durable a été remplacé par le Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique, CITE.

Il est nécessaire de sélectionner un professionnel agrémenté du label RGE, et donc “reconnu garant de l’environnement”. Ceux qui envisagent de réaliser eux-mêmes l’isolation de leurs combles ne pourront donc pas prétendre à ce crédit d’impôt.

Avant d’enfiler sa blouse, il vaut mieux sortir sa calculette. Passer par un professionnel permet de toucher des aides, mais aussi d’acheter les matériaux isolants avec un taux de TVA réduit. C’est aussi une sécurité avec le bénéfice d’une garantie décennale sur des travaux réalisés par un professionnel.

Le CITE concerne 30 % des dépenses de 8000 euros pour une personne seule, ou 16000 euros pour une famille, et ce, dans la résidence principale achevée depuis plus de deux ans.

Faire appel à un professionnel pour réaliser l’isolation thermique de ses combles est donc très profitable !

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2 commentaires

  1. Melissa 20 février 2015 Répondre

    En effet, le soufflage de cellulose est une solution rapide et facile pour isoler ses combles. Par ailleurs, il faut bien contacter un prestataire sérieux pour réaliser les travaux.

  2. Dauphin 2 mars 2015 Répondre

    Pour un appartement à usage locatif à t on droit à des aides financières?

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